Le statut de micro-entrepreneur en 2026
Le statut de micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) est le régime simplifié de l'entreprise individuelle. Il permet de créer une activité avec un minimum de formalités et une gestion allégée. Depuis sa création en 2009, plus de 4 millions de micro-entreprises ont été immatriculées en France, ce qui en fait le premier mode de création d'entreprise.
Ce régime s'adresse aux entrepreneurs dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas certains plafonds. En contrepartie de cette simplicité, les possibilités de déduction de charges sont limitées.
Les plafonds de chiffre d'affaires 2026
| Type d'activité | Plafond CA | Plafond majoré (TVA) |
|---|---|---|
| Vente de marchandises | 188 700 € | 188 700 € |
| Prestations de services (BIC) | 77 700 € | 77 700 € |
| Prestations de services (BNC) | 77 700 € | 77 700 € |
| Activités mixtes | 188 700 € total dont max 77 700 € en services | - |
Que se passe-t-il en cas de dépassement ?
Si vous dépassez les plafonds pendant deux années consécutives, vous basculez automatiquement vers le régime réel d'imposition au 1er janvier de l'année suivante. Un seul dépassement n'entraîne pas la sortie du régime.
Les cotisations sociales
C'est l'un des grands avantages du régime : les cotisations sociales sont calculées en pourcentage du chiffre d'affaires réellement encaissé. Pas de chiffre d'affaires = pas de cotisations. Les taux sont de 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services commerciales (BIC), et 21,1 % pour les prestations libérales (BNC).
L'ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise)
Les créateurs éligibles bénéficient d'une exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année : 50 % de réduction. Les conditions sont strictes : être demandeur d'emploi, bénéficiaire du RSA ou de l'ASS, avoir entre 18 et 25 ans, ou créer dans un QPV.
Ce volet est traité en profondeur dans Créer une SCI : avantages, démarches et fiscalité en 2026.
Le régime fiscal
Le micro-entrepreneur est soumis au régime micro-fiscal, avec un abattement forfaitaire pour frais professionnels : 71 % pour les activités de vente, 50 % pour les prestations de services BIC, et 34 % pour les activités BNC. Le bénéfice ainsi calculé est soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu.
- Option pour le versement libératoire : si votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas un certain seuil, vous pouvez opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire de 1 % (vente), 1,7 % (services BIC) ou 2,2 % (BNC) du CA, réglé en même temps que les cotisations sociales
- TVA : franchise en base de TVA tant que vous respectez les seuils (36 800 € pour les services, 91 900 € pour la vente). Au-delà, vous devez facturer et reverser la TVA
- CFE : la cotisation foncière des entreprises est due à partir de la deuxième année d'activité (exonération la première année)
Les obligations déclaratives
Le micro-entrepreneur doit déclarer son chiffre d'affaires mensuellement ou trimestriellement (au choix) sur le site de l'URSSAF. Même si le CA est nul, la déclaration est obligatoire. Trois déclarations manquantes consécutives entraînent la radiation du régime.
Il doit aussi tenir un livre des recettes et, pour les activités de vente, un registre des achats. Ces documents doivent être conservés pendant 10 ans.
Cette question rejoint directement celle traitée dans notre dossier sur Créer une SAS : statuts, président et fonctionnement.
FAQ
Peut-on être salarié et auto-entrepreneur ?
Oui, sauf clause de non-concurrence ou d'exclusivité dans votre contrat de travail. Vous cumulerez alors vos revenus salariés et vos revenus de micro-entrepreneur pour le calcul de l'impôt sur le revenu.
Quelles activités sont interdites en micro-entreprise ?
Les activités agricoles, les professions réglementées rattachées à la CIPAV (sauf exceptions), les activités relevant de la TVA immobilière, et les activités de location de biens de consommation durable sont exclues du régime micro.
Comment fermer sa micro-entreprise ?
La cessation d'activité se déclare en ligne sur le guichet unique de l'INPI. Vous devez payer les cotisations sociales restantes et effectuer une dernière déclaration de chiffre d'affaires dans les 60 jours suivant la cessation.